Quiero el bus…do you know…euh…el bus…por favor…

Lima. 8 novembre 2013. Je n’aime pas les grandes villes. Ou plutôt je les évite car je trouve qu’elles ne reflètent pas la culture du pays. Alors en quittant l’aéroport mardi matin, après avoir passé la nuit sur le sol d’un café emmitouflée dans mon sac de couchage, mon backpack accroché à une chaise, [vous vous demandez sûrement pourquoi je m’inflige de tel châtiment? … mon avion atterrissait à 2h du matin et Lima n’est pas très sûre la nuit…], je ne m’attendais pas à des miracles.

-          - Quieres un taxi la senorita?

 

-          -  Euh, no gracias! El bus…

 

Ca y est, les emmerdes commencent, je n’arrive pas à aligner plus de quatre mots d’espagnol! Je réussis à m’extirper des dizaines de chauffeurs de taxi prêts à me pousser dans leur voiture et je me dirige vers un agent de sécurité :

 

-        -   Quiero el bus…do you know…euh…el bus…por favor…

 

 

Le petit homme me répond un charabia incompréhensible glaçant l’air qui m’entoure pendant quelques secondes. Je suis donc des yeux le doigt qui m’indique un pont, puis un arrêt d’autobus. Par enfilades, de vieux vans tous déglingués ramassent les piétons. Ce sont les bus. Même pas le temps d’ouvrir la bouche pour répondre que je veux me rendre dans le quartier de Miraflores que je vois mon sac se propulser dans le véhicule, suivi de près par moi-même. Imaginez un combi Volkswagen avec douze personnes dedans, ajoutez-y des sacs, une atmosphère humide, des regards indiscrets traduisant que vous êtes une blonde au pays des bruns, des klaxons par centaines, un fou du volant, des voitures slalomant comme un snowboarder sur sa neige… Bienvenue à Lima!

Mardi soir, pour mon premier diner péruvien, je décide d’aller goûter le ceviche, une célèbre spécialité faite à base de poissons crus coupés en morceaux et marinés dans du jus de citron. Je me rends dans un petit restaurant que deux routards m’ont conseillé à l’auberge où je reste. Je suis seule dans la salle, mais qu’à cela ne tienne, je vais en profiter pour potasser mon espagnol. La commande passée, le chef vient s’asseoir à mes côtés et nous partageons ensemble le dîner dans une discussion laborieuse. Il m’offre une chicha, une boisson fabriquée à base de maïs violet, je lui raconte mes projets de voyage. Dans l’envolée de mes propos, je ne fais pas attention à ma fourchette qui vient de piquer un énorme piment rouge que je porte à ma bouche avec un enthousiasme innocent. Je n’ose pas imaginer la tête que j’ai dû faire à cet instant, mais à en croire la face hilare de mon voisin de table, ça devait être très drôle à voir.

 

-          - Piquante, piquante?

 

-    Non, penses-tu? Je ne sens plus ma langue ni mes gencives, je pleure sans même pouvoir le contrôler, j'ai des sueurs, je suis toute rouge et le litre d’eau que je viens d’engloutir a comme aggravé la situation. TOUT-VA-BIEN! 

Il m’aura fallu un bon cinq minutes pour arrêter les pleurs et l’hémorragie de ma langue, mais je me souviendrai de mon premier ceviche et des rires des employés du restaurant! 

 

Alors si j’ai aimé mes premiers instants au Pérou? J’ai adoré! J’avais retrouvé la folie des villes que j’avais connue en Asie, le sourire béant des locaux, le dépaysement de la langue. J’étais comme un poisson dans l’eau qui se laisse guider au rythme des vagues. Heureuse!

Je suis maintenant sur le quai de la gare d’autobus en attendant le car qui m’emmènera à Pichanaki, un petit village bien au nord du Machu Picchu. Je vais y rejoindre la jungle et travailler quelques jours dans une plantation de café. L’aventure continue.

 

Où manger :

Tropicana : Schell 498 (Miraflores). Petite cantine avec un décor fait de bambou. Venir le midi pour l’ambiance. Ouvert tous les jours. De 3 à 10 euros.

Cordano (Vieux Lima). Grand établissement populaire avec une belle ambiance. Ouvert tous les jours de de 8h à 21h. De 5 à 15 euros.

 

À visiter :

La Basilique San Francisco et ses catacombes : www.museocatacumbas.com

Musée Larco : www.museolarco.org

Circuit d’eau : www.parquedelareserva.com.pe (à faire de nuit pour les lumières)

De Miraflores, faire une balade le long de la plage (les amateurs de surf pourront se pratiquer)

 

Où dormir :

Auberge de jeunesse Pariwana (Miraflores): www.pariwana-hostel.com/pariwana-hostel-lima.php

 

Hotel Espana (Vieux Lima) : www.hotelespanaperu.com

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Commentaires: 2
  • #1

    Maxime (lundi, 09 mars 2015 20:31)

    Hello !

    Je projette d'aller au Perou et je voulais savoir quelle a été ta démarche pour travailler à Pichanaki dans les plantations de café ?
    Merci d'avance

  • #2

    Lucia (jeudi, 25 janvier 2018 15:33)

    Après une divorce, nous revoilà ensembles.lisez ceci ...

    Mon nom est Lucia , je veux utiliser ce moyen pour partager mon petit témoignage avec le monde, sur la façon dont j'ai obtenu mon ex mari de nouveau à moi dans les 48 heures à l'aide d'un lanceur de sorts puissants.
    Voici mon histoire . Après 9 ans de mariage avec mon mari , José. Il a divorcé et s'est séparé de moi et mon enfant . Un jour que je passais par Internet à la recherche d'emploi, j'ai vu différents témoignages sur la façon dont un homme les a aidés à résoudre leurs problèmes. L'un d'eux a dit qu'il l'a aidé à guérir ses maladies, l'autre dit qu'il a aidée tombée enceinte après 11 ans d'être sans enfants et j'ai vu un autre qui dit qu'il a aidé a sauvé son mariage et obtenir un bon emploi, elle a laissé tomber Email de ce grand homme et j'ai décidé de faire un essai. Quand je l'ai contacté, il m'a aidé jette un sort ré-union, et dans les 48 heures mon mari est revenu me suppliant et en s'excusant pour moi. Aprés mon satisfaction que je l'ai payé la récompenser. Aujourd'hui, nous sommes heureux ensemble, avec beaucoup d'amour, de joie et de richesses. Avec nos 3 enfants , un garçon et deux filles. Vous pouvez aussi contacter ce grand lanceur de sort aujourd'hui , Courriel:
    Voici son E-mail : alimedium01@gmail.com
    Voici son E-mail : sauveur.alimedium@gmail.com
    Il est joignable sur Téléphone et WhatsApp sur 00229 97 86 96 51
    À Bientôt, la famille en détresse.